Mahi, ici et là.
25 06 10

Depuis que j’ai reçu, pour Noël, mon petit ukulélé vert fluo, j’ai graduellement développé une passion pour cet instrument hors du commun…

Tellement que lors de mon passage à Hawaii, le mois passé, je m’en suis procuré 2 nouveaux! L’un d’eux, un Leolani soprano en mahogany, est relativement peu dispendieux, et a été joué à profusion sur les plages lors de mon voyage… Le deuxième, acheté juste avant mon retour, est quant à lui un superbe KALA format Concert en Acacia, qui me donne encore plus envie de jouer qu’avant! Je m’amuse tellement avec ce petit instrument, que lorsqu’il fait soleil je peux facilement passer des heures sur mon balcon à sérénader mes voisins (hein guillaume?)…

De plus, j’ai intégré le Ukulélé club de Montréal juste avant mon départ – le but du club est principalement de se réunir entre amateurs de ukulélé, de jouer et de s’amuser! Tout de même, nous avons eu l’honneur d’être invités à se produire sur scène à l’événement UkePop, le 6 juin – environ 2 mois après la création du club, il fallait le faire quand même!

Et maintenant….

… voilà qu’on nous apprend que nous jouerons au Divan Orange le 27 juillet, en première partie de James Hill! Si le nom ne vous dit absolument rien, laissez-moi simplement dire que ce canadien est l’un des deux plus incroyables ukulélistes au monde (le deuxième étant Jake Shimabukuro)… bref, pour une fille qui n’a commencé à gratouiller l’instrument il n’y a que 6 mois à peine, il me semble un peu absurde de penser que je vais devoir jouer avant ce virtuose!

Bref, d’ici au 27 juillet, presque tous mes temps libres seront passés à jouer sur mon beau p’tit uke, question d’être prête pour le Big Day! Vous viendrez m’encourager si vous le pouvez!

10 06 10

Aussi bien vous le dire tout de suite : Hawai’i est un milieux d’hommes. Que ce soit pour surfer les vagues, pour l’armée, ou pour la nature sauvage – nombreux sont les hommes qui partent du mainland pour s’établir à Hawai’i. À l’inverse, très peu de femmes y voyagent seules, comme je l’ai fait.

En fait, pour bien tomber dans le cliché, les touristes à Hawai’i se divisent essentiellement en 3 catégories :
1. Les couples en lune de miel,
2. Les gars maniaques de surf,
3. Les fefilles avec leur valise à roulettes qui viennent en gang boire des piña coladas.

Ces dernières, vous l’aurez compris, ne s’aventurent guère plus loin que la plage devant leur hotel. Alors moi, quand je débarque avec ma tente et mon pack-sack, et que je pars faire du camping toute seule… bien je me fais ou tout p’tit peu remarquer.

Ainsi, plusieurs des endroits où j’ai eu la chance de poser ma tente le temps d’une soirée m’ont fait rencontrer des hommes sympathiques, généreux, et soyons bien honnêtes, tout simplement heureux d’avoir un peu de compagnie féminine.

À Malaekahana, Dave, Casey et Garrett, gars de la construction qui se tapaient une p’tite semaine de camping m’ont invitée à me joindre à leur BBQ. Le lendemain matin, Dave me croise sur la plage et m’invite à déjeuner, puis décide de me faire découvrir le coin et m’amène sur Goat Island, une petite île au large accessible à pieds à marée basse. Trippant.

À mon passage à Halei’wa, je réalise lors de mon arrivée au site de camping qu’il n’est habité que par des sans-abris. Avant même que j’aie le temps de déposer mon sac, Michael, sa bedaine de bière à l’air et ses long cheveux grisonnants bien emmêlés, vient interroger l’intriguante inconnue qui vient s’installer sur son territoire… En peu de temps, il m’invite à me joindre à sa bande pour le souper, et retourne se cacher dans sa minuscule tanière. Alors que je monte ma tente, Jay, tout jeune ex-militaire qui habite la tente voisine, vient m’offrir une bière et me piquer une jasette. Je n’ai jamais mangé autant et aussi bien que ce soir là, entourée de Michael, Jay, Alan le filipino, John et sa guitare, et les autres. Ils ne possèdent pas grand chose, mais leur coeur est toujours aussi grand.

Au camping d’O'heo Gulch sur les flancs de Haleakala, à Maui, Danny et Ricky sont paisiblement assis à la table à pique-nique près de l’endroit où je décide de piquer ma tente. Ils me regardent faire, un peu amusés, et finalement m’offrent une bière. J’apprends alors que tous deux travaillent sur les sentiers du Parc National, ils dorment dans des tentes un peu plus loin pendant la semaine de travail, mais ils descendent régulièrement au camping pour jaser avec les visiteurs. Je jase longuement avec Danny, un jeune qui vient du Massachussets, mais qui voyage en travaillant dans des Parcs Nationaux partout au pays. Le lendemain, à mon retour au camping, j’aperçois au loin Ricky qui descend me rendre visite, accompagné d’un autre collègue. Ils m’invitent à monter avec eux, ils vont faire une bouffe, jouer aux fers… Je passe une soirée vraiment mémorable avec Ricky, Tyler, Danny et Dirk, à jouer aux fers, au poker, et jammer au ukulele.

(Et c’est sans compter les quelques hommes si accueillants qui m’ont hébergée chez eux le temps de quelques nuits.)

*

À chaque fois que je racontais à quelqu’un que je faisais du camping seule, on me disait courageuse, parfois même un peu fêlée. Pourtant, pas un instant je n’ai craint pour ma sécurité, car presque partout où j’allais, je rencontrais immédiatement des hommes incroyables, respectueux, heureux de me prendre sous leur aile un moment, sans jamais rien attendre en retour.

À tous ces hommes : merci.

01 05 10

Et, bien franchement, je devrais plutôt dire « Waikiki » – qui est la portion vraiment touristique d’Honolulu… Enfin.

Je ne suis à Hawai’i que depuis 4 jours, mais déjà, j’ai l’impression que j’y ai fait tellement de choses! Du magasinage de ‘ukuleke à l’ascension d’un volcan (Diamond Head), de la plongé avec des tonnes de poissons de toutes les couleurs à la rencontre de nombreux autres voyageurs… Je me suis tenue bien occupée et le soleil commence à me donner un bon teint de homard.

J’ai passé une bonne partie des 2 derniers jours sur différentes plages avec Chris (un couchsurfer) et son fils de 4 ans Enzo… Ce dernier est si adorable, j’ai accepté sans hésiter de m’occuper de lui quelques heures alors que son père, maniaque de surf, allait affronter les vagues de Waikiki. C’est également avec eux que j’ai été jusqu’à Hanauma Bay pour y faire de l’apnée… c’était une première pour Enzo, qui finalement n’&etait plus trop sûr de vouloir voir les poissons et les coraux de si près !

Et hier, en plus de l’obtention in-extremis d’un permis de camping (ils sont gratuits, youppii) pour Kaiaka Bay, sur la côte nord de O’ahu, je me suis procuré un petit ‘ukulele pas trop cher pour trimballer partout avec moi… au moins, celui-là n’est pas plein de brillants! Ca me tiendra compagnie sur la plage en faisant du camping les prochains jours…

26 04 10

À l’attention du mec étrange qui travaille à l’étalage au Loblaws et qui manque définitivement d’originalité dans ses avances :

- « Mademoiselle, vous avez un très joli sourire » et « Permettez-moi de vous dire que c’est très joli ce que vous portez aujourd’hui », quand tu les as déjà dits 3 fois chaque à la même fille, je crois que ça n’a plus trop d’effet.

- Si à chaque fois que tu as ressorti ces répliques, la fille t’as reviré de bord, c’est peut-être parce que t’as l’air d’un foutu creep.

- Quand tu finis ton shift, que tu vois la fille en train de passer aux caisses, que tu lui offres de porter son seul sac d’épicerie et qu’elle te répond sèchement à la négative, c’est sûrement parce que t’es allé un peu trop loin.

- « Est-ce que vous cherchez quelque chose en particulier? », ça peut toujours être apprécié venant d’un commis d’épicerie, et je te félicite d’avoir pour une fois tenté une approche plus naturelle. Par contre, celle-ci est absolument déplacée quand je suis en contemplation devant la panoplie de marques de PAPIER CUL.

.

Parce que ma vie manquait de weirdos après l’explusion de notre cher Wayne

19 04 10

FINI, je vous dit! Vous pouvez maintenant m’appeler madame la professeure….
Qui aurait cru, il y a 4 ans, que ça passerait si vite? Surtout pas moi!

Bon, allez hop, j’ai un voyage à planifier, un ukulélé à grattouiller, et un beau gros soleil duquel profiter…