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Catégorie « Je suis culturée »

Ça faisait longtemps…
Vendredi, décembre 4th, 2009

… que je ne vous avais pas rabattu les oreilles à propos de mon groupe de musique préféré, The Cat Empire!

Oui oui, ceux-là mêmes que j’ai réellement découverts en traversant le désert Australien dans une p’tite van bleu sont enfin de retour à Montréal après environ 2 ans d’absence! Comme ce groupe a surtout fait sa marque par la qualité de ses shows live, c’est un show je ne peux tout simplement pas manquer, à chacun de leurs rares passages dans notre belle province.

Alors ce soir au Métropolis, j’oublies complètement que je suis en fin de session, débordée de travaux, en manque de sommeil, en retard dans mes études (d’où les billets qui se font plus rares depuis quelques semaines) et je m’en vais danser comme une folle jusqu’à ce que je ne sentes plus mes pieds, tout en faisant le plein d’énergie, de soleil et de good vibes australiennes qui m’accompagneront, je l’espère, toute la dernière semaine de ma session interminable.



Musique pour temps gris
Vendredi, novembre 6th, 2009

Depuis l’apparition des couleurs automnales, certains CDs se retrouvent plus souvent que d’autres à être joués sur mon iPod. Voici quelques-uns de ces artistes qui se retrouvent à jouer en boucle dans mon salon (et dont je ne me tanne pas encore).

 

Iron & Wine
Probablement le plus connu, Samuel Beam a sorti son premier album en 2002 et, depuis, s’est retrouvé sur de nombreuses bandes sonores d’émissions de télé (House, Grey’s Anatomy) et même de films (I’m not there, Garden State et même Twilight). Si vous ne connaissez pas Iron & Wine, vous avez sûrement déjà entendu au moins une de ses chansons. Ça s’écoute particulièrement bien en mi-session : je connais aucun autre artiste qui arrive à faire tomber le stress aussi efficacement.

Bon Iver
Justin Vernon, l’américain qui se cache derrière ce pseudo (« bon hiver »), s’est retiré pendant quelques mois dans un shack an fin fond du Wisconsin en plein hiver afin d’écrire son album For Emma, Forever Ago, sorti en 2008. Le résultat est un album acoustique très épuré, empreint d’émotions. Vous pouvez le voir jouer dans les ruelles enneigées de Montréal ici. Ses chansons se sont aussi retrouvées dans House et Grey’s Anatomy…
 

Swell Season
C’est sous ce nom que Glen Hansard et Markéta Irglova (les stars du film Once) ont sorti, peu après le film, un premier album contenant plusieurs autres chansons qu’ils ont écrites ensemble. Tout récemment, soit 3 ans après leur collaboration qui leur a rapporté un Oscar, ils ont sorti une deuxième album, Strict Joy. Leurs deux voix réussissent à créer les plus belles harmonies qu’il me soit donné d’entendre.

Je vous laisse avec leur tout nouveau vidéo, qui est d’ailleurs superbe et, comme par hasard, a été réalisé par Sam Beam (Iron & Wine) lui-même.

 

 

Tiens, ce billet aurait tout aussi bien pu s’intituler « J’aime les barbus qui chantent sous des pseudonymes ».

Michèle & Justyne
Dimanche, juillet 26th, 2009

Même si j’occupe le même appartement depuis maintenant presque 4 ans, il m’arrive, comme tout le monde, de recevoir du courrier des locataires précédents – un certain Amir, une certaine Annick. Chaque fois que j’y apperçois un nouveau nom, j’essaie de m’imaginer qui était cette personne qui occupait ces pièces que je vois tous les jours. Combien de temps y a-t-elle habité? Amir et Annick formaient-ils un couple? Étaient-ils colocs? Ou se sont-ils simplement succédés brièvement dans ce petit 5 et demi de Parc-Extension? Tant de questions qui resteront sans réponses.

L’autre jour, contrairement au courrier impersonnel d’une société d’assurance à qui l’on avait oublié de mentionner le changement d’adresse, je reçût plutôt ceci :



Hello Michèle!
I’m Justyne and I’m from Poland. I wanted to show you city when I study – it’s Cracov. It’s very beautiful town with losts of architectural monuments. Hope you can see them one day.
Greetings from Poland.

Voyons voir…

  • Je n’ai jamais reçu de courrier pour Michèle auparavant, j’en déduis donc que ça fait un sacré bout de temps qu’elle n’habite plus ici. À moins que l’adresse soit erronée.
  • Le ton impersonnel porte à croire que ces deux femmes ne se sont jamais rencontrées et ne se connaissent pas du tout.
  • La carte est écrite en anglais maladroit, d’une polonaise à une québécoise.

Et moi, j’ai deux nouvelles mystérieuses personnes pour qui je peux inventer une vie…

Le petit film qui joue dans la cour des grands
Lundi, février 23rd, 2009

Après toutes les premières pages de journaux d’aujourd’hui, c’est à mon tour de faire mon petit commentaire post-Oscars.

Je ne vous apprend sûrement rien, Slumdog Millionaire, ce petit bijou de film, a tout raflé. Meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario (adapté), meilleure musique… Tout, quoi.



Bien que je soies super contente pour Danny Boyle et son équipe (je suis, après tout, tombée en amour avec ce film avant qu’il ne se mette a récolter récompense après récompense), j’en viens quand même à penser que l’accueil qu’il a reçu en amérique est, comment dire… démesuré?

Meilleur film, d’accord – le film a conquis le coeur de tous et chacun, rien de mieux qu’une belle statuette dorée pour en témoigner. Meilleur réalisateur, passe encore… Mais la meilleur Musique? Des prix techniques? Vraiment? Minute, bien que Slumdog s’en sortes assez bien côté technique pour son budget, c’est juste pas du calibre à rivaliser avec des méga-productions Hollywoodiennes. Le traitement du son, des images nous ont marqué parce qu’il sort de l’ordinaire, s’inspirant du dynamisme des films de Bollywood. Même chose pour la musique – du bon gros techno Hindu – on la remarque parce que elle est mise à l’avant-plan comme dans toute belle production Bollywoodienne. Oui, elle est bonne, elle fait danser, elle nous reste en tête (comment faire autrement avec cette scène finale?). Mais de là à dire que c’est la meilleure musique qui ait été composée pour un film cette année? You’re kidding, right?

Ce que je trouve dommage, avec tout ce succès soudain, c’est qu’on dirait qu’on perd de vue ce qui à mes yeux faisait en grande partie le charme du film : son petit budget, ses authentiques enfants des slums de Mumbai qui crèvent l’écran, l’amalgame parfait entre le style criant de vérité de Danny Boyle et le kitsh bien liché Bollywoodien.

Enfin. J’ai quand même versé une p’tite larme de joie quand j’ai vu que les enfants des slums étaient présents à la cérémonie d’hier…

L’Inde pour les petits budgets
Mercredi, janvier 7th, 2009

Je viens d’aller voir Slumdog Millionaire. L’histoire est celle d’un jeune qui a grandi dans les bidonvilles en Inde, et qui se retrouve par chance a l’émission « Who wants to be a Millionaire ». Je serai brève :

  • Danny Boyle a réussi a capturer à merveille la magie de ce pays qui fascine toujours autant. Si vous ne pouvez vous permettre de voyager en Inde, allez au moins voir ce film, vous aurez l’impression d’y être… Les images, les couleurs, la musique, tout est sublime.
  • C’est mon coup de coeur de l’année 2008.
  • Les acteurs (surtout les enfants) crèvent l’écran.
  • Pensez City of God…. version Hindi.
  • Le générique de fin est sûrement dans mon top 3 des meilleurs génériques ever.

Seul bémol : le storyline, qui était franchement meilleur (et un peu moins quétaine) dans le livre dont le film est (plutôt vaguement) inspiré.

Allez voir ça tu-suite!