Après toutes les premières pages de journaux d’aujourd’hui, c’est à mon tour de faire mon petit commentaire post-Oscars.
Je ne vous apprend sûrement rien, Slumdog Millionaire, ce petit bijou de film, a tout raflé. Meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario (adapté), meilleure musique… Tout, quoi.

Bien que je soies super contente pour Danny Boyle et son équipe (je suis, après tout,
tombée en amour avec ce film avant qu’il ne se mette a récolter récompense après récompense), j’en viens quand même à penser que l’accueil qu’il a reçu en amérique est, comment dire… démesuré?
Meilleur film, d’accord – le film a conquis le coeur de tous et chacun, rien de mieux qu’une belle statuette dorée pour en témoigner. Meilleur réalisateur, passe encore… Mais la meilleur Musique? Des prix techniques? Vraiment? Minute, bien que Slumdog s’en sortes assez bien côté technique pour son budget, c’est juste pas du calibre à rivaliser avec des méga-productions Hollywoodiennes. Le traitement du son, des images nous ont marqué parce qu’il sort de l’ordinaire, s’inspirant du dynamisme des films de Bollywood. Même chose pour la musique – du bon gros techno Hindu – on la remarque parce que elle est mise à l’avant-plan comme dans toute belle production Bollywoodienne. Oui, elle est bonne, elle fait danser, elle nous reste en tête (comment faire autrement avec cette scène finale?). Mais de là à dire que c’est la meilleure musique qui ait été composée pour un film cette année? You’re kidding, right?
Ce que je trouve dommage, avec tout ce succès soudain, c’est qu’on dirait qu’on perd de vue ce qui à mes yeux faisait en grande partie le charme du film : son petit budget, ses authentiques enfants des slums de Mumbai qui crèvent l’écran, l’amalgame parfait entre le style criant de vérité de Danny Boyle et le kitsh bien liché Bollywoodien.
Enfin. J’ai quand même versé une p’tite larme de joie quand j’ai vu que les enfants des slums étaient présents à la cérémonie d’hier…