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Catégorie « Je vais à l'école »

F. I. N. I. Ni!
Lundi, avril 19th, 2010

FINI, je vous dit! Vous pouvez maintenant m’appeler madame la professeure….
Qui aurait cru, il y a 4 ans, que ça passerait si vite? Surtout pas moi!

Bon, allez hop, j’ai un voyage à planifier, un ukulélé à grattouiller, et un beau gros soleil duquel profiter…

Le saut
Lundi, janvier 25th, 2010

Voilà, ça y est.

Il y a 4 ans exactement, j’envoyais des demandes d’admission dans diverses universités, sans trop savoir où ça me mènerait. Revenue depuis peu d’un exil d’un an là où les kangourous vagabondent, j’étais déterminée à ne pas retomber dans le domaine du multimédia et j’ai décidé, sur un pas pire coup de tête, de me taper les 4 ans nécessaires pour terminer un bacc en enseignement.

Sur le coup, le nombre d’années d’études qui m’attendaient m’ont un peu donné le vertige, et j’étais loin d’être sûre que ma bougeotte pourrait se calmer assez longtemps pour obtenir un autre diplôme, mais bon, je me disais qu’au moins j’aurais essayé.

Puis la première session a commencé, et a filé comme l’éclair. J’ai rencontré des gens extraordinaires, qui rendaient la routine plus facile à avaler. C’est à peine si j’ai vu passer la 2e session, puis la 2e année.

Et puis me voilà, prête à faire le grand saut dans le monde de l’enseignement. Mon dernier cours a pris fin vendredi dernier, j’entamerai donc mon 4e et dernier stage demain matin. Classe d’accueil, d’est p’tits poux de 6-8 ans, des amours venus de tous les coins de la planètes pour aboutir devant moi, les yeux avides de découvertes.

Suis-je prête?
Bah, rendu ici, on s’en fout, on saute.

Edit : la photo, on ne peut plus appropriée, date de ce jour où j’ai eu une idée un peu cinglée.

Triste mais vrai
Vendredi, novembre 6th, 2009

Une amie, en parlant d’un cours où notre petite cohorte (nous ne somme plus que 15 finissants) est jumelée à d’autres futures enseignantes (oui, le féminin est bien mérité ici) :

« Est-ce que c’est juste moi, où bien les autres sont… bizzares? »

Ah, tu viens de t’en rendre compte?

Autant j’aimerais m’offusquer lorsqu’il est question dans les médias de la formation des maîtres qui est déficiente, que les futurs enseignants sont majoritairement incompétents…. Je ne peux pas, parce que cheminant dans la faculté d’éducation depuis 3 ans, je peux témoigner de leur véracité.

Non, ce n’est pas normal qu’il y ait tant de nunuches sans aucune culture générale en enseignement, qui ne savent ni écrire, ni parler correctement. Ce n’est pas non plus normal que les facultés d’éducation recueillent les étudiants ayant la cote R la plus basse de tous les département universitaires. Mais malheureusement, c’est un cercle vicieux : plus on dévalorise l’enseignement, moins de gens qui ont une tête sur les épaules vont vouloir s’y aventurer.

Décourageant
Mercredi, octobre 7th, 2009

Aujourd’hui, dans mon cours de Didactique des Sciences Humaines, nous devions faire un court exposé oral sur un sujet relatif à l’histoire du Québec. Par exemple, mon équipe et moi avions choisi de parler de Montréal et de son développement à travers le fleuve, le port et le chemin de fer.

D’autres équipes ont, elles, choisi de nous faire un gentil exposé sur différentes communautés autochtones. Je l’ai trouvé un peu moins gentil lorsque les membres de l’équipe sont arrivées affublées de plumes et de capuches de fourrure, prétendant être des représentantes des communautés Micmac et Inuit qui venaient nous parler de leur culture et leur histoire.

J’étais, bien franchement, tout à fait insultée au nom de toutes les communautés ici représentées. D’autant plus que les soit-disant Inuits peinaient à prononcer des mots aussi essentiels que « Inuktitut » ou même « Nunavik »! On nous décrivait aussi le Pow Wow un peu comme un gros party où on se déguise et on danse toute la nuit, sans jamais mentionner l’aspect spirituel pourtant si important. À vrai dire, j’avais l’impression qu’on nous présentait ces différentes nations d’une façon strictement touristique et clichée.

D’ailleurs, aucune des équipes n’a cru bon de décrire la situation politique des premières nations aujourd’hui, ni leur mode de vie actuel, ni même l’oppression subie par les « blancs » depuis la colonisation. Bref, une représentation des amérindiens totalement déconnectée de la réalité.

C’est plate à dire, mais y’a de ces moments où je suis découragée de l’enseignement, et surtout des étudiants en enseignement.

Prendre le temps
Vendredi, octobre 2nd, 2009

À chaque retour à Montréal, c’est la même chose. On retombe vite dans des routines, le couraillage à gauche à droite, le travail, la famille, les amis…

Hier j’ai fait quelque chose que je n’avais pas fait depuis longtemps – après mes cours à l’Université j’ai contourné la bouche de métro et j’ai poursuivi mon petit bonhomme de chemin, et j’ai marché jusque chez moi. Et si ça prends 4 fois plus de temps? Soit. Ça m’a fait du bien, de m’oxygéner le cerveau, de me perdre dans mes pensées. C’est quelque chose que je fais tout le temps lorsque je pars en voyage, mais qui étrangement prend le bord dès que je mets les pieds en ville.

Alors voilà, c’est ma résolution des prochains mois : j’essaierai de me rendre le plus souvent possible à l’université en marchant, en pédalant, en joggant, peu importe – mais j’évite le plus possible le métro. N’ayant plus droit au tarif réduit de la CAM, ça me sauve quand même presque 70$ par mois…