Voilà, ça y est.

Il y a 4 ans exactement, j’envoyais des demandes d’admission dans diverses universités, sans trop savoir où ça me mènerait. Revenue depuis peu d’un exil d’un an là où les kangourous vagabondent, j’étais déterminée à ne pas retomber dans le domaine du multimédia et j’ai décidé, sur un pas pire coup de tête, de me taper les 4 ans nécessaires pour terminer un bacc en enseignement.
Sur le coup, le nombre d’années d’études qui m’attendaient m’ont un peu donné le vertige, et j’étais loin d’être sûre que ma bougeotte pourrait se calmer assez longtemps pour obtenir un autre diplôme, mais bon, je me disais qu’au moins j’aurais essayé.
Puis la première session a commencé, et a filé comme l’éclair. J’ai rencontré des gens extraordinaires, qui rendaient la routine plus facile à avaler. C’est à peine si j’ai vu passer la 2e session, puis la 2e année.
Et puis me voilà, prête à faire le grand saut dans le monde de l’enseignement. Mon dernier cours a pris fin vendredi dernier, j’entamerai donc mon 4e et dernier stage demain matin. Classe d’accueil, d’est p’tits poux de 6-8 ans, des amours venus de tous les coins de la planètes pour aboutir devant moi, les yeux avides de découvertes.
Suis-je prête?
Bah, rendu ici, on s’en fout, on saute.
Edit : la photo, on ne peut plus appropriée, date de ce jour où j’ai eu une idée un peu cinglée.