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Catégorie « Australie »

Best Of
Mercredi, octobre 12th, 2005

Avec trois semaines de retard, voilà enfin un petit Top 10 des meilleurs moments de mon année à l’autre bout de la planète, dans un ordre… pas super définitif.

(Pour ceux que ça intéresserait, mon band Australien préféré, The Cat Empire, va jouer au Café Campus ce vendredi 14 Octobre à 19h30. Entrée 18$, mais croyez-moi ça en vaut la peine!)




10 – Black Water Rafting, North Island (NZ)
On vous accoutre du déguisement le plus ridicule possible et on vous donne une trippe en caoutchouc avant des vous garrocher dans une rivière sous-terraine glaciale. À un moment donné, tu regardes au dessus de toi dans la noirceur totale, et des glow worms (des larves qui émettent une petite lueur, comme des lucioles) forment une impressionnante voie lactée à l’intérieur de la grotte, et tu te laisse flotter avec le courant en admirant ce spectacle. Trippant!

9 – Fremantle, Western Australia
Freo pour les intimes, cette petite banlieue de Perth, sur le bord de l’océan Indien, est un endroit hip et relax, packté de jolis cafés, restos et de boutiques de vêtements exotiques ou de seconde main. Avec ses beaux vieux buildings datant de ses débuts en tant qu’un des ports principaux du sud-ouest du continent, c’est un des coins les plus agréables que j’ai eu l’occasion de visiter.

8 – Akaroa, South Island (NZ)
J’ai déniché ce petit coin de paradis pas loin de Christchurch, tout juste avant mon retour. Petit village colonisé par des français au milieu d’un ancien cratère de volcan, maintenant inondé et formant une fantastique baie remplie de dauphins. Y’a d’innombrables randonnées incroyables à faire sur les terres environnantes, le cinéma le plus charmant que je connaisse, des boutiques, et les meilleurs Fish & Chips au monde. Tout ça, plus la rencontre d’un bel écossais… ça a été une merveilleuse conclusion à mon voyage.

7 – Great Barrier Reef, Queensland
C’est pas pour rien que ça fait partie des sept merveilles du monde. J’ai eu l’occasion (ok, mon porte-feuille en a écopé) de passer 3 jours en mer a bord d’un magnifique voilier, alors que je terminais mes cours de plongée. Le prof de plongée était écoeurant, les autres plongeurs vraiment cools, et le fond de mer époustouflant. Coraux multicolores, tortues qui chillent, p’tits Nemos, requins de toutes tailles, poissons énormes… C’est vraiment un autre monde à découvrir.

6 – Dumbleyung Tavern, Western Australia (La Fille du Mid-west)
Mes 2 mois à jouer la barmaid dans un p’tit pub de campagne ont été particulièrement marquants, parce qu’ils m’ont permis d’être complètement submergée dans cet univers fascinant et parfois dérangeant, la vraie vie à la campagne avec les tondeurs de moutons, quoi. Et bien sûr, j’pourrais difficilement parler de ce séjour là sans mentionner mon Frenchy, le gars qui m’as à la fois rendue la plus heureuse et m’as fait le plus mal.

5 – Laura Aboriginal Danse festival, Queensland (Laura, un brin de culture)
Trois jours à faire du camping à la belle étoile, à apprendre a tisser des feuilles de bananes avec des hippies, et à découvrir l’incroyable culture aborigène. Unique.

4 – Sunrise over Uluru, Northern Territory (Memories of the Outback)
Oui je sais, c’est un classique, mais attention à la nuance! Je parle ici du -lever- du soleil, et non pas du coucher ou on observe la roche, qui change effectivement de couleur, en compagnie de quelques centaines d’autres touristes. Pour ce lever, on nous avait amenés de l’autre côté de la roche, en territoire aborigène ou nous n’avions pas le droit d’être, puis on avait campé à la belle étoile sur une dune qui donnait une superbe vue sur ce rocher majestueux. Réveillée par les premières lueurs du soleil (et les mouches), j’ai eu droit à une vision tout simplement magique.

3 – Karijini, Western Australia (Latitudes)
Dans ce parc national au beau milieu du désert de la côte Ouest, nous avons trouvé d’immenses crevasses et gorges de pierre rouge, au fond desquels coulent différentes rivières. Non simplement la vue est incroyable, mais on peut également descendre au fond de ces crevasses (nu pieds, sinon ça glisse) pour y rejoindre divers bassins et se baigner ainsi dans les entrailles de la terre.

2 – Kakadu, Northern Territory (Kylie et Cie.)
Des rivières infestées de crocodiles, des peintures aborigènes vieilles de plusieurs centaines d’années, des lookouts extraordinaires, des baignades au sommet d’une chute haute de 150m et l’exploration de gorges et cascades, le tout parsemé d’une petite romance avec un des beaux Irlandais qui nous accompagnaient. Des maudits beaux moments.

1 – Maria Island, TAS (Hiking in Tasmania : Un voyage en images)
Petit parc national en Tasmanie ou j’ai fait du camping pendant deux jours. J’y ai trouvé une tonne de kangourous, de wombats, de possums, de pingouins en chaleur, et de paysages a couper le souffle. Pas nécéssairement le plus beau spot que j’ai vu, mais ça faisait à peine 2 semaines que j’étais partie, et j’en ai vraiment eu plein la vue.

La différence, élaborée
Jeudi, août 11th, 2005

Bon alors, j’vous explique. (voir La différence)

Les Whitsundays sont un groupe d’îles dans le Great Barrier Reef, hyper populaires pour faire de la voile. Airlie Beach, le village/resort d’où partent la plupart des bateaux, est un endroit bourré de backpackers constamment sur le party. Après avoir cueilli des tomates pendant deux semaines, pas besoin de vous dire que l’idée d’aller me faire griller quelques jours sur un voilier était assez tentante.

C’est pas le choix de bateaux qui manque à Airlie Beach, mais je finis par réserver une place sur le Samurai, un ancien Yacht de course, et aussi un des bateaux les moins chers des Whitsundays.

La température est pas vraiment de notre côté : pour 48 heures en mer, nous n’avons eu que quelques heures de soleil, et il a plu presque toute la deuxième journée. Je passe tout un après midi complètement trempée à essayer de me réchauffer dans la cale minuscule, humide et puante du voilier. La température offre ses bons et mauvais côtés. Il vente en masse, ce qui veut dire qu’on fait de la voile vraiment trippante, mais aussi qu’on peut pas se rendre à Whitehaven Beach, un spot populaire des Whitsundays.

Malgré tout, j’ai adoré mon séjour sur le Samurai, et ça doit être en grande partie dû à l’équipage – Pete, le skipper qui nous jouait de la guit en se réveillant le matin ; Sam, le kiwi super mignon qui nous cuisinait de la bouffe incroyablement délicieuse et Andy, l’instructeur de plongée. Ces gars là trippaient à faire leur job, et par le fait même nous ont fait tripper aussi.

Le lendemain de notre retour à Airlie Beach, je devais partir pour Brisbane, n’ayant qu’environ 10 jours pour descendre jusqu’à Sydney. Je suis par hasard tombée sur des gars de l’équipage du Samurai – ils étaient à la recherche d’un « dishy » (lave-vaisselle humain : t’embarques sur le bateau gratis en échange de faire la vaisselle). Ils avaient l’air désespérés et ça semblait une offre intéressante, mais ayant déjà réservé mon bus et étant pressée pour descendre la côte, je dis simplement que je vais y penser.

Évidemment, j’ai pas eu besoin d’y penser plus que 5 minutes pour réaliser que je serais folle de pas y aller. 3 jours de plus en mer, et la température s’était pas mal amélioée… Légèrement plus tentant que 20h dans un autobus, non? Je me mets à la recherche des gars, mais comme je les trouves pas je vais laisser mes trucs aux bureaux de la compagnie qui s’occupe du Samurai et me dirige vers la Marina. Merde, ils ont déjà trouvé un autre dishy, et comme une conne j’avais changé mon billet d’autobus, certaine de pouvoir embarquer. Finalement les gars me disent qu’y'a un autre bateau de la même compagnie, le Tallarook 3, qui repart en même temps et qui n’a pas de dishy…

Je me retrouve donc à faire partie de l’équipage du T3, LE bateau le plus cheap des Whitsundays. J’suis légèrement déçue de par retourner avec le Samurai, mais je me dis que ça risque d’être une autre expérience tout aussi plaisante… NOT.

Bon, ok. En rétrospective j’imagine que c’était pas si mal, considérant que 1- J’avais pas payé pour et 2- On a quand même eu du bon temps, et les passagers étaient plutôt sympas. Ce qui m’a vraiment marqué, c’est à quel point l’équipage avait absolument rien a voir avec celui du Samurai. Leur attitude face au travail était tellement chiante, c’était à se demander pourquoi ils avaient choisis de travailler sur un foutu bateau. Première chose qu’on annonce aux passagers : « Bon, vous avez choisi de venir sur le bateau le plus cheap, alors attendez vous pas à grand chose de notre part. On va faire votre bouffe, on va vous amener à Whitehaven Beach et vous allez faire de la plongée, mais autrement restez en dehors de notre bulle ». L’instructeur de plongée s’était mis dans la tête que la job du dishy c’était de faire tout ce que lui n’avait pas envie de faire, et était parti sur un espèce de powertrip débile dans lequel il se croyait tout a fait permit de m’ordonner de lui amener une bière ou d’aller changer le CD qui skippait. Évidemment je me suis pas laissée faire très longtemps et ça s’est fini en une assez désagréable confrontation devant tout le monde à bord. Joie.

Et voilà, tout ça c’est fini et loin derrière maintenant que je suis rendue à Sydney pour mes 4 derniers jours en Australie (une seconde de nostalgie svp). Je m’envole vers Auckland, NZ le 13 Août, et resterai dans le magnifique pays du Seigneur des Anneaux pour environ 1 mois… Retour au Québec prévu début Octobre!

(Update : Albums photos pour Cairns / Kuranda)

La différence
Vendredi, août 5th, 2005

Les amis, j’peux vous dire que ce qui fait tout la difference entre un voyage en bateau vraiment cool et un autre qui t’as vraiment fait chier….
C’est pas la température (dégueulasse sur le premier),
C’est pas le prix que t’as payee (le 2e m’as rien couté),
C’est pas les endroits visités,
C’est pas la condition du bateau,
C’est pas les passagers,

C’est le putain de crew.

J’vous en reparlerai plus tard, la j’ai pas grand temps, je dois attrapper un bus pour Brisbane dans pas long. Pour l’instant je suis juste vraiment vraiment pas joyeuse.

Bleeergh

Uh, where was I?
Mardi, juillet 26th, 2005

Eh ben voilà. Ça devait bien arriver un jour – depuis mon arrivée sur la côte est début Mai, j’ai réussi à vous donner rien de plus qu’un briefing du Laura Festival et des remarques pas tellement constructives sur la visite de ma maman, les statistiques de visite de ce site et l’état de mon bronzage. Bra-vo.

Pour m’excuser de cette impardonnable offence au Code du Journal de Voyage En ligne, j’vais vous garrocher une belle chronologie condensée des deux derniers mois. Here we go.

8 Mai – J’arrive à Cairns, la mecque des Backpackers sur le party et des sports extrèmes, ville tout au Nord de la côte Est avec une population qui semble majoritairement japonaise. Touristique à mourir.

10 Mai – Je monte à Kuranda, village dans les montagnes pas tràs loin de là, où des amis de mes parents ont une superbe maison et m’avaient invitée à rester pour un p’tit bout.

Kuranda.. peut-être faut-il y avoir vécu, comme moi, pour l’apprécier à sa pleine valeur. Beaucoup de backpackers éviteraient ce village extremement touristique, justement pour cette raison. De 10h à 3h chaque jour, ses petites rues se remplissent de japonais et de marchands qui essaient de te vendre leurs bebelles hors de prix. Autrement, c’est un petit village endormi, en plein coeur du Rainforest, où se cotoient aborigènes et hippies. Charmant.

Quelques jours plus tard, j’avais une job dans les cuisines d’un resto de Kuranda, bien décidée à rester dans ce p’tit coin de paradis.

6-7 juin – Question : que peut-on faire en 2 jours de congé à Kuranda?
Réponse : Descendre à Cairns et prendre un Ferry pour Fitzroy Island, perdre son cellulaire, faire du snorkel autour de l’île et apercevoir d’énormes tortues et un requin, sauter sur une trampoline géante flottant dans l’océan pacifique, escalader une montagne, revenir à Cairns, camper gratuitement en plein milieu de la ville, retrouver son cellulaire, attrapper un bus pour une des superbes plages au nord de Cairns, se faire rôtir tout un après midi, revenir à Kuranda.

17-19 juinLaura Festival

20 juin – Ma mère arrive à Cairns; les retrouvailles sont.. mouillées. (C’est pas moi c’est elle!) Durant ses 10 jours en terre autralienne, on fait les marchés de Kuranda, on va faire du snorkel sur le Reef, on visite Tjapukai, Koala Gardens, Birdworld, on prends le Skyrail, le Scenic Railway – bref, absolument tous les trucs touristiques qui coûtent une fortune que j’aurais jamais faits autrement. On se loue également une voiture pour monter à Cape Tribulation, où je crains pour ma vie à plusieurs reprises (oui maman, t’as conduit À GAUCHE!) alors qu’on suit la côte sinueuse et escarpée. Ça a été 10 jours ma foi bien remplis.

4-8 Juillet – J’obtiens mon certificat de plongée à bord du Atlantic Clipper, un superbe voilier situé en plein sur le Reef, où je reste 3 jours. Je vois beaucoup de tortues, beaucoup de requins, beaucoup d’eau.

12 Juillet – Je quitte enfin les environs de Cairns (après 2 mois!) et me dirige vers le sud. Premier arrêt : Magnetic Island, au large de Townsville. Magnifiques plages, vues incroyables, des possums qui viennent prendre un bout de ton souper… C’est pas compliqué, je viendrais m’installer ici n’importe quand!

15 Juillet – Direction : Bowen.
Objectif : Ramasser le plus d’argent possible en maximum 2 semaines.
Motif : J’ai pu une cenne câliss. (du moins pas assez pour survivre le reste du voyage)
Méthode : Cueillir tout ce qui pousse par ici.

Je suis donc présentement à Bowen, ville d’absolument aucun intérêt sauf pour la tonne de fermes dans la région, où j’ai trouvé un lit dans un pub remplis de japonais, de coréens, et d’australiens toujours saouls. Scary. Je cueilles des tomates depuis un peu plus d’une semaine, et j’essaie de pas devenir complètement folle en me chantant « les bons gros légumes » tout la journée. Une couple de jours de plus, and I’m outta here.

Laura, un brin de culture.
Dimanche, juillet 3rd, 2005

Il y a deux semaines, je montais dans le Cape York Peninsula (la grosse pointe au nord est de l’Australie) pour assister à un festival qui n’a lieu qu’une fois aux 2 ans : le Laura Aboriginal Dance and Culture Festival.

J’en avais beaucoup entendu parler et je ne pouvais tout de même pas passer l’occasion d’aller faire 3 jours de camping et y voir d’authentiques danseurs et musiciens aborigènes venant d’un peu partout dans la région. C’est donc avec Lee, une copine canadienne qui travaillait au même resto que moi, que j’ai trouvé un lift – un gars rentontré sur le bateau pour Fitzroy Island, qui a emprunté le 4WD à sa tante et nous a amenées là-bas par la route côtière, ie: The Rough Way. On arrive finalement au site un peu en retard, mais ça aura été une maudite belle drive.

Le festival pourrait être décrit en un seul mot : chill. Il y a quelques évênements de prévus au calendrier, c’est-à-dire une couple d’heures de prestations par jour, du nighttime entertainment (assez varié : un joueur de didjeridoo de 87 ans, une compétition de karaoké).. Sinon, on se promène en jasant avec les marchands ou on se joint aux ateliers de tissage. J’apprends à tisser un panier avec l’intérieur des branches de bananiers, et à faire un poisson avec leurs feuilles.

La danse, l’attrait principal du festival, est fascinante. Beaucoup d’enfants font partie des troupes (certains de ces jeunes danseurs son incroyablement doués), mais c’est l’amalgame de la musique (didjs & tambours), des chants, des costumes et des danses qui en mettent plein la vue. Les danses tiennent souvent un lien avec la nature, et on se rend vite compte que la majorité des mouvements consistent a kicker la terre pour faire lever un nuage de poussière. J’ai la chance d’attrapper 2 différentes troupes pendant leurs répétitions, offrant des prestations beaucoup plus intéressantes que celles auquelles nous avons droit dans l’arêne principale…

Et puis finalement, cherchant un moyen de revenir à Kuranda, je fais du pouce à la sortie du festival et me retrouve embarquée dans un minibus par une troupe de 10 hommes aborigènes plutôt sympas qui m’accompagnent pour les 3 heures de route jusqu’à mon p’tit village in the rainforest…

(Laura Festival – album photo)