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Catégorie « Mexique »

L’après-México
Dimanche, décembre 21st, 2008

Après avoir tant attendu le moment des vacances au Mexique – il me fait un peu bizarre de presque trouver le temps long alors que je n’ai que 10 jours pour explorer ces coins du pays qui m’attiraient tant! Je ne sais pas si c’est que, après 2 mois à Mexico, j’ai moins l’impression d’être en voyage (et je me fond plutôt bien aux foules – par 2 fois aujourd’hui, des mexicains m’ont pris pour l’une des leurs…) – ou bien si c’est simplement le que fait que je m’ennuie un ti-peu de ma famille, réalisant que finalement, j’aurais bien aimé passer Noël avec eux…

Mais bon, je prends ça très relax : après quelques jours dans la superbe ville de Oaxaca et ses environs, je suis descendue vers la côte « Oaxaquienne », où nous avons pu profiter pleinement du soleil et de la plage dans le charmant village de Puerto Escondido. Nous avons ensuite exploré quelques villages non-loins de là (Mazunte et Zipolite), et j’ai laissé mes amis se prélasser au soleil tandis que je prenais un bus de nuit qui m’emmenait dans la très jolie (mais également très touristique) petite ville de San Cristóbal de las Casas. Je comptais bien explorer un peu les alentours, mais la paresse s’est emparée de moi et j’ai préféré rester ici, a explorer les recoins de la ville, les marchés, et par le fait même commencer mon magasinage des fêtes… d’ici quelques jours je repartirai pour México afin d’y passer Noël avec quelques amis qui viennent d’arriver au Mexique, revoir quelques personnes rencontrées lors de mon séjour là-bas, et terminer mes emplettes de Noël… Et puis ce sera le retour dans la tempête, juste a temps pour le Nouvel An!

Alors Joyeux Noël a tous (oui bon, un peu en avance…) – je vous offre quelques jolies photos pour vous faire baver un peu!



L’après-México en photos!

La 2C et les crêpes
Vendredi, décembre 12th, 2008

Voilà mes amours (oui oui, ceux qui m’ont écrit des p’tit mots), lors de mon dernier jour à l’école, alors que nous faisions des crêpes pour célébrer Noël!

En prime, vous avez comme fond sonore (en plus de ma voix trop forte), une magnifique interprétation de Petit Papa Noël par nulle autre que Nathalie Simard. Non mais!

Mes élèves VS l’orthographe
Vendredi, décembre 12th, 2008

Hier, c’était ma dernière journée de stage à l’école Juan Ruiz de Alarcon y Mendoza – après 7 semaines, c’est avec regrets que j’ai dû laisser derrière moi mes élèves si attachants. Mon groupe préféré m’a presque fait pleurer lorsque chacun de mes élèves (même mes p’tits tannants) m’a donné un petit message de remerciement… J’avais les larmes aux yeux en lisant un peu plus tôt les mots qu’on m’a donné – larmes de rires plutôt que de tristesse, puisque leurs messages, écrits en grande partie en espagnol, sont la preuve indéniable que, malgré 2 ans de cours de français, mes élèves n’avaient toujours pas appris grand chose…

Voici un petit top 5 des expressions en français retrouvées dans mes p’tits mots que mes élèves savent bien utiliser, mais malheureusement pas encore orthographier!

5. Mesie (Mr)
4. Bonjur / Boonjoor / Boonjoour
3. Sibuplait!!
2. MacMuacell (Mlle)
1. Avoir! / O Boagr! (Au revoir)

Ah, putain, ils vont vraiment me manquer.

Parlons stage
Mercredi, décembre 3rd, 2008

Bon. Mon stage ici tire bientôt à sa fin (plus que 4 jours d’enseignement), et voilà que je réalise que je n’en ai presque jamais fait mention. C’était pourtant l’objectif principal de ce séjour en terre Mexicaine – de savoir un peu c’est comment d’enseigner dans un pays étranger. Pour voir si j’aimais ça. Voir si je voulais réellement faire ça de ma vie (parce que oui, j’ai toujours eu l’intention d’aller enseigner à l’étranger, du moins pour quelques années).

Les sentiments, ma foi, sont divisés. Et je crois qu’ils le sont pour tous les autres stagiaires (nous sommes 7) qui m’accompagnaient dans cette expérience.

Le fait est que l’enseignement du français langue étrangère (FLE) est une réalité qui diffère de ce que à quoi on nous avait préparé dans le programme de français langue seconde (FLS). Tout est, je crois une question d’objectifs et de motivation. De jeunes ados mexicains auront-ils le même intérêt pour une langue comme le français, qui leur paraît si lointaine, qu’un nouvel arrivant au Québec pour qui l’apprentissage du français est la première étape de son intégration au système scolaire? Bien sûr que non. Surtout lorsque l’apprentissage de cette langue est imposé aux élèves, et que de toute façon il est impossible pour eux d’échouer un cours. Pourquoi alors faire le moindre effort?

Je dois donc à tous les jours faire face à des classes pleines d’élèves qui apprennent le français non pas par choix, par intérêt ou par nécessité, mais bien seulement parce qu’on le leur a imposé.

Je vais vous apprendre quelque chose de pas si étonnant : il est impossible d’apprendre à parler une langue qu’on ne souhaite pas apprendre. Pas surprenant, donc, que la majorité des élèves qui en sont à leur troisième année de cours de français (à raison de 3 heures par semaine) ne savent toujours pas conjuguer le verbe être et vous regardent avec un air vide lorsque vous leur dites : « Ça va? ».

Alors, est-ce que je répéterais l’expérience en allant enseigner dans un autre pays? Pas dans ces conditions, où l’apprenant considère l’apprentissage d’une nouvelle langue comme un fardeau. Si j’avais à enseigner à l’étranger, il faudrait que ce soit à des gens qui l’ont souhaité – sinon, j’aurais l’impression de travailler pour rien…

Est-ce que je considère avoir appris de cette expérience? Oui, énormément. J’aurai appris à me débrouiller avec les moyens du bord, j’aurai amélioré mes pratiques, j’aurai été témoin de différentes techniques d’enseignement (ma foi pas toujours efficaces), j’aurai appris à me connaître en tant qu’enseignante. Je me serai remise en question, j’aurai agi parfois contre mes propres croyances, ne sachant plus trop à quel méthode me vouer pour stimuler davantage mes élèves.

Je ne peux révolutionner le système scolaire mexicain. Je ne peux faire des miracles et faire parler spontanément des élèves qui n’ont presque pas de vocabulaire. Tout de même, j’ai confiance que mon court séjour à cette école aura au moins servi à infuser chez les élèves une parcelle d’intérêt envers notre belle langue. Et avec l’intérêt, tout est possible…

Post-Inde
Lundi, novembre 24th, 2008

Le problème avec le fait d’avoir voyagé en Inde, c’est que tout y est tellement poussé à  l’extrême – les saveurs, les odeurs, les couleurs, mais aussi la pollution, la pauvreté – que, depuis, tout me semble un peu… fade.

Ça peut être considéré comme un avantage – l’adaptation à une autre culture me semble plus facile, les drôles d’odeurs ne me dérangent plus trop, je me fous de comprendre réellement ce qui est écrit sur mon menu avant de commander…

Et pourtant, il y aurait tant de choses ici qui, si je n’avais pas auparavant été en Inde, m’auraient probablement déstabilisée, intriguée, fascinée. Combien de fois, alors que mes amis découvraient certains aspects surprenants de la culture d’ici, j’ai pensé tout bas : « bah, c’est rien ça, si tu voyais en Inde! »

Y’a des jours où j’ai l’impression que l’Inde m’a volé ma capacité à m’extasier devant quoi que ce soit. Ce qui est bien dommage, car j’aimerais parfois découvrir le mexique comme avec des yeux d’enfant…