Mahi, ici et là.
05 04 10

Parce que c’est si bon, qu’on me demande toujours ma recette et que c’est pourtant si simple, je partage avec vous mes secrets pour l’ultime met d’été : le ceviche de crevettes!

Un cevi-quoi? Le ceviche est un met originaire de l’Équateur (ou du Pérou, selon les sources), qui est essentiellement des fruits de mers qui ont macéré dans du jus d’agrumes, agrémenté de légumes frais. Je fais le mien avec des crevettes, mais on peut aussi y ajouter des pétoncles.

Donc, vous avez besoin :

  • de crevettes crues, non-décortiquées (sac de 1 livre)
  • de 3 tomates
  • d’un demi concombre
  • d’un oignon (rouge ou blanc)
  • du jus de 4 limes
  • de coriandre fraîche
  • un demi poivron jaune, orange ou rouge (facultatif)
  • sel et poivre au goût

D’abord, mettre un peu d’eau dans une casserole, juste assez pour pouvoir y plonger les crevettes et qu’elles soient submergées. Amener à ébullition.

Y plonger les crevettes une trentaine de secondes, ou juste assez longtemps pour qu’elles prennent une belle couleur rosée. Elles continueront leur cuisson grâce à l’acidité du jus de lime, on ne veut donc pas trop les cuire.

Sortir les crevettes de l’eau (que l’on veut conserver), les passer à l’eau froide, les décortiquer et remettre les queues des crevettes dans l’eau de cuisson, que l’ont fait encore bouillir un bon moment pour obtenir un bouillon de crevettes.

Dans un saladier, mettre les crevettes décortiquées et y presser les limes. Saler, poivrer, mélanger et mettre au frigo.

Égoutter et jeter les queues des crevettes en conservant le bouillon, et laisser tiédir un peu. Ajouter le bouillon aux crevettes et au jus de lime (s’il semble y en avoir beaucoup, n’en mettre qu’une partie – c’est pas une soupe!), et laisser mariner toute la nuit si possible, ou sinon quelques heures…

Un peu avant de servir, couper les légumes en juliennes ou en cubes – des gros morceaux seront meilleurs pour être mangés comme une salade en plat d’accompagnement, mais de petits cubes pourront faire comme une sorte de bruschetta pour mettre sur des craquelins…

Ajouter le tout aux crevettes, mettre de la coriandre fraîche au goût (moi j’en met une tonne…) et bien mélanger avec la marinade des crevettes.

À déguster en salade, sur des tostadas ou avec de l’avocat, de préférence à l’extérieur, au soleil!

05 04 10

Dans un classique élan de renouveau printanier, j’ai décidé, à 3 semaines d’avis, de m’envoler pour un mois à Hawaii afin d’y faire du camping, de la randonnée, du couchsurfing et peut-être même des tentatives de surfing tout court, ainsi tout que ce qui peut se faire à très petit budget!

Alors voilà, je m’envole le 27 avril et y serai tout le mois de mai, armée d’une caméra, d’une tente et de crème solaire, et je vous ferai découvrir du mieux que je peux les côtés moins « touristisés » de cet état qui l’est sûrement un peu trop.

D’ici-là, je me concentre sur la fin de mon stage (et, par le fait même de mon bacc), auquel il ne reste que 7 jours…

27 03 10

Je suis enseignante, point.

Suite à la lecture des billets du professeur masqué et de prof malgré tout, qui s’insurgent devant l’impossibilité pour l’enseignant d’avoir accès à de l’information sur certains élèves suivis par des professionnels, je dois vous faire part d’une grande frustration qui m’habite également.

Car je ne suis pas professionnelle et ça, je l’accepte bien. Mais je fais présentement mon stage (le dernier) dans une classe d’accueil, au primaire. Certains de mes élèves ont énormément de difficultés et progressent avec peine. Je me dis (et je ne suis pas seule) que ces élèves souffrent possiblement de certains troubles d’apprentissage. Qu’est-ce que je fais alors? Je réfère aux professionnels de l’école? NON. Dans certaines écoles (comme la mienne), la classe d’accueil étant déjà considérée comme une « classe spéciale », les élèves qui y sont placés n’ont pas droit aux services de professionnels.

Je peux comprendre en début d’année, alors que les élèves parlent et comprennent à peine le français, et qu’il est alors difficile d’établir si leurs difficultés sont dues à des troubles d’apprentissages ou simplement à l’écart de langue. Mais nous sommes maintenant en mars, tous mes élèves comprennent et parlent relativement bien le français. Assez pour que je puisse affirmer que les difficultés persistantes de certains élèves vont au-delà de la langue.

Donc j’ai dans ma classe certains élèves qui ne pourraient que bénéficier de services de spécialistes, mais comme ceux-ci leur sont refusés, je dois moi-même me faire professionnelle et tenter de les aider du mieux que je peux, sans pour autant délaisser la quinzaine d’autres élèves qui eux, progressent à un rythme régulier…

Alors quelque part, je me dis que de ne pas avoir accès aux informations sur le suivi d’un élève, c’est un moindre mal quand on sait qu’au mois, AU MOINS, cet élève est suivi par quelqu’un qui s’y connait.

Ils n’ont pas tous cette chance.

16 02 10

Suis-je la seule qui ne comprend pas? J’en ai marre des gens (les médias, les politiciens – , , …) qui se plaignent de la place du français au jeux de Vancouver – particulièrement dans la cérémonie d’ouverture. J’en ai marre des québécois qui voient systématiquement une attaque à leur culture lors de jeux qui se déroulent à l’autre bout du pays. Qui croient fermement que, parce que si nous sommes un pays bilingue *ahrem*, la francophonie devrait être représentée autant que l’anglais.

D’abord, quand on pense aux JO, on pense d’abord à la ville qui les accueille. Ce ne sont pas les jeux du Canada, à Vancouver – mais bien les jeux de Vancouver 2010 (au Canada). Vancouver est une ville anglophone. Dans une province anglophone. Séparée, par plusieurs autres provinces anglophones, de la seule province francophone du pays. Bref, je ne m’attendais pas a une grande représentation du français à cette cérémonie.

Mais admettons, admettons, que ces jeux ne sont pas d’abord ceux de Vancouver mais bien ceux du Canada. Que, si l’on en croit les dires de certains, la cérémonie d’ouverture se doit de représenter l’ensemble du pays d’accueil, idéalement en proportions égales. La réalité, c’est que le Canada n’est pas un pays bilingue. Son gouvernement est (enfin, théoriquement) bilingue, mais le Canada c’est d’abord 8 provinces et 3 territoires anglophones, une province bilingue, et une seule province francophone. Le Canada, c’est 7 millions de francos, pour 4 fois plus d’anglos (et autres). Bref, si on aurait voulu avoir notre fair share du show, on aurait difficilement pu en demander plus du cinquième… Bon, on a peut-être eu un peu moins que ça, mais assez pour créer une réelle controverse? On a quand même eu… Garou (on devrait plutôt se plaindre du choix d’artiste, que de la quantité)!

Question comme ça, si la ville de Québec accueillait des JO, combien vous pariez qu’on y retrouverait plus d’artistes francophones que d’anglophones à la cérémonie d’ouverture? Que la culture québécoise y serait prédominante? Seraient-ils alors vraiment à l’image du Canada dans son ensemble, comme on prétend qu’ils se doivent d’être?

En tout cas, on peut ben passer pour une bande de chialeux pour une grande partie du canada anglophone…

25 01 10

Voilà, ça y est.

Il y a 4 ans exactement, j’envoyais des demandes d’admission dans diverses universités, sans trop savoir où ça me mènerait. Revenue depuis peu d’un exil d’un an là où les kangourous vagabondent, j’étais déterminée à ne pas retomber dans le domaine du multimédia et j’ai décidé, sur un pas pire coup de tête, de me taper les 4 ans nécessaires pour terminer un bacc en enseignement.

Sur le coup, le nombre d’années d’études qui m’attendaient m’ont un peu donné le vertige, et j’étais loin d’être sûre que ma bougeotte pourrait se calmer assez longtemps pour obtenir un autre diplôme, mais bon, je me disais qu’au moins j’aurais essayé.

Puis la première session a commencé, et a filé comme l’éclair. J’ai rencontré des gens extraordinaires, qui rendaient la routine plus facile à avaler. C’est à peine si j’ai vu passer la 2e session, puis la 2e année.

Et puis me voilà, prête à faire le grand saut dans le monde de l’enseignement. Mon dernier cours a pris fin vendredi dernier, j’entamerai donc mon 4e et dernier stage demain matin. Classe d’accueil, d’est p’tits poux de 6-8 ans, des amours venus de tous les coins de la planètes pour aboutir devant moi, les yeux avides de découvertes.

Suis-je prête?
Bah, rendu ici, on s’en fout, on saute.

Edit : la photo, on ne peut plus appropriée, date de ce jour où j’ai eu une idée un peu cinglée.